La Sabena et le Congo

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Sabena

 

Elle a été créée en 1923 et déclarée en faillite en 2001. A cette date, elle constituait la plus ancienne compagnie aérienne au monde. Au niveau historique, il convient de revenir à la fin de la Première Guerre mondiale, une période durant laquelle le SNETA (Syndicat national pour l'étude du transport aérien) envisage la création de lignes commerciales en Europe et en Afrique. Une initiative qui passe du projet à la réalité dès 1920, avec le lancement d'une flotte aérienne constituée d'appareils militaires reconvertis en transporteurs civils, qui sillonnent l'Europe (liaisons Bruxelles-Londre et Bruxelles-Paris) mais aussi la colonie du Congo (ouverture d'une section Léopoldville-Stanleyville). Fort des succès engendrés lors de cette première étape, le SNETA favorise l'adoption par le gouvernement belge d'un projet de création d'une compagnie nationale chargée de reprendre l'héritage aérien présent et de le développer. Une initiative qui se matérialisera sous le nom de SABENA à laquelle on assigne une nouvelle mission: assurer des liens aériens entre la Belgique et le Congo.

A cet égard, le 12 février 1925, les aviateurs Edmond Thieffry et Joseph De Brycker réussissent l'exploit de convoyer leur biplan surnommé "Princesse Marie-Josée", de Bruxelles à Léopoldville. Une opération aérienne qui sera l'antichambre du développement futur des liaisons aériennes très importantes entre la Belgique et le continent africain. En 1929, la SABENA se voit équipée notamment d'appareils de type Fokker pour l'exploitation européenne de son réseau, ainsi que des Savoia-Marchetti pour ce qui concerne l'Afrique.

Avant la Seconde Guerre mondiale, elle étend sa flotte avec l'introduction du célèbre DC-3 Dakota. Toutefois, il faudra attendre la fin du conflit pour que ses activités reprennent et ce, dans le schéma d'une évolution très importante du transport aérien commercial. En sus de la généralisation des hôtesses à bord, la compagnie se dote tour à tour de DC-6 puis entre dans l'ère des moteurs à réaction avec le Boeing 707, suivi du Boeing 747 et du DC-10. Depuis 1946 jusqu'à sa déclaration en faillite, la compagnie nationale belge n'aura cesse d'étendre son réseau sur les 4 continents, avec un accent particulier sur les liaisons africaines (Kinshasa, Dakar, Entebbe, Douala, Kano, etc.) qui ont constitué sa marque de référence et une part très importante de son marché.

(Wikipédia:ébauche aéronautique)

 

 

 

Histoire du Douglas aDC-3 Dakota

par Jean-Louis Frechin


Le DC-3 est certainement l’avion qui a le plus contribué à l’essor du transport aérien.

L’histoire commence, lorsque Jack Frye, un des responsables de la TWA écrit à Donald Douglas pour lui demander de concevoir un appareil pouvant concurrencer l’avion de transport le plus moderne et le plus compétitif du moment le B-247. La compagnie United Airlines qui est à l’origine de cette commande s’est assurée l’exclusivité de l’appareil en passant une commande de soixante exemplaires auprès de son constructeur Boeing. Douglas relève le pari et 10 mois après, le Douglas Commercial 1 “DC-1” décolle de l’aéroport de Santa Monica.

L’appareil est tout de suite un succès. Entièrement métallique, avec un train d’atterrissage escamotable et des volets de courbure, c’est un avion en avance sur son époque. Il entre en service en décembre 1933 chez TWA mais ne sera pourtant jamais fabriqué en série : la TWA lui préfère une version améliorée le DC-2.

Mais l’histoire de cet unique DC-1 ne s’arrête pas là. Après s’être posé sur le ventre plus de trois ou quatre fois, et un parcours sans histoire chez TWA, il sera revendu au milliardaire Howard Hughes qui souhaite l’utiliser pour son tour du monde. On le retrouve ensuite en Grande-Bretagne, puis en France et finalement en pleine Guerre d’Espagne dans le camp des Forces Républicaines. Après la victoire de Franco, il intégra la compagnie Lineas Aéras Postales Espanoles, future Iberia.

Le DC-2 entre en ligne le 11 mai 1934 et sera l’arme principale de TWA (Transcontinental & Western Airlines ) face à sa concurrente de toujours United. Le succès est total, sur le trajet New York - Chicago , le DC-2 bat le B247 de plus d’une demi-heure, dans des conditions de transport confortables et qui seront agrémentées des l’année 1934 de la projection d’un petit film. Les commandes en provenance des compagnies aériennes affluent chez Douglas telles Pan american, Eastern, American. En Europe la KLM marque l’arrivée de la super-machine par un coup d’éclat, elle envoie le premier de ses DC-2 participer à la course Mac Robertson, et se classe première dans la catégorie des avions de transport et seconde en “toutes catégories”.

Le DC-2 est fabriqué sous licence par Fokker au Pays-Bas et plus de trente commandes sont enregistrées en provenance de Swissair,Iberia, et CSA. Le DC-2 malgré ses succès, ne fait pourtant pas l’unanimité, le président d’American Airline, Cyrus R. Smith souhaite une version plus rapide,  avec un rayon d’action plus étendu, sans les défauts du DC-2 et permettant une transformation de l’aménagement en couchettes. Il exige également un tableau de bord double, de façon à ce que les deux pilotes puissent piloter l’avion, une disposition généralisée aujourd’hui. 

Après un travail acharné et une longue collaboration entre American Airlines et Douglas, le Douglas Sleeper Transport ou “DST Sky Sleeper” sort des ateliers de Douglas : 14 passagers de jour, la nuit les sièges sont transformés en couchettes, de larges hublots permettent d’admirer le paysage. Le 25 juin 1936 le Captain Walt Braznell s’envole de Chicago pour un vol a destination de New York-Newark. L’épopée du DC-3 et du transport aérien moderne commençait.

Le DC-3, au delà de l’enthousiasme qu’il provoque auprès du public, fait pénétrer dans le transport aérien les notions de sécurité, de rentabilité, de confort et de robustesse. Il emmène 21 passagers, à plus de 300 km/h tirés par ses moteurs Wright cyclone ou Pratt & Whitney.

Lorsque éclate la seconde guerre mondiale , les DC-2 et DC-3 sont utilisés comme transports de troupes et de matériel sous le nom de C-47. L'US Army Air Force est équipée des versions C-47A, C-47B, C-47D Skytrain, C-53 Skytrooper. La Royal Air Force britannique utilise de grandes quantités de DC-3 militaires sous le nom de Dakota. Le Dakota/C-47 sert sur tous les fronts et participe à toutes les opérations de la seconde guerre mondiale et dans tous les camps. En effet, l’avion eut un succès mondial, Fokker fabriqua des avion Douglas, le Lisunov Li-2  équipé de moteurs russes est la version soviétique du DC-3 et sera construit à  près de 2 000 exemplaires. Au Japon, Showa et Nakajima produisirent environ 500 DC-3 pour la marine impériale. La Deutsch Lufthansa en utilisa plus de 18 pris comme butin de guerre.

Après la guerre, le DC-3 n’est plus fabriqué et il apparaît désormais comme un vieil avion. Cependant la majorité des compagnies aériennes reprendront des C-47 de surplus militaire pour redémarrer leur activité, à l’image de Sabena, Air France et KLM. Ils seront utilisés en Europe jusque dans les années soixante-dix dans l’ Aéropostale. Le premier avion de la compagnie intérieure française Air Inter, née au début des années soixante, fut un DC-3.

Les DC-3 militaires furent employés dans tous les conflits majeurs ou mineurs du monde d’après-guerre, Corée, Indochine, Viêt-Nam.

Douglas n’est pas résolu à laisser mourir son best-seller. Après-guerre, il lance une version Super DC-3 modernisée et plus puissante avec des ailes légèrement en flèche qui n’a pas eu de suite civile.  Plusieurs versions, équipées de turbopropulseurs, sont également fabriquées, sans succès. Le DC-3 n’a jamais été réellement remplacé, ni par le Convair qui lui a ravi sa place auprès des compagnies américaines, ni par le Fokker 27.

Le nombre total des DC-2 et DC-3 produits atteint presque 13 400 exemplaires (dont un peu moins de 200 DC-2). C’est la plus grosse production mondiale dans le domaine des appareils de transport. En 1998, des DC-3 sont encore en service en Afrique, en Amérique du Sud, et à la Dominique. De nombreux DC-3 de collection volent de par le monde perpétuant le souvenir d’un avion qui, plus qu’aucun autre, a traversé l’histoire.
http://www.aerospacehistory.com/aeronefs/dc3.asp

 

 

DC-3

Canadian Pacific Airlines Douglas DC-3

Canadian Pacific Airlines Douglas DC-3

Eldorado Aviation Douglas DC-3

Douglas DC-3 with wheel fairings

http://1000aircraftphotos.com/

 

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